Ce lundi 27 novembre 2017, le Conseil national s’est prononcé en faveur de l’avenir du programme Erasmus+ en Suisse. Parallèlement au prolongement du financement du programme alternatif dans le cadre de la solution suisse, une motion de la CSEC-CE a été adoptée. Celle-ci demande la reprise immédiate des négociations visant une pleine association à Erasmus+ dès 2021. Le Conseil Suisse des Activités de Jeunesse (CSAJ) s’engage activement pour Erasmus+ en Suisse depuis 2014 et il salue la décision du Parlement. Le CSAJ demande aux autorités compétentes, en particulier au Secrétariat d’Etat à la formation, à la recherche et à l’innovation, d’agir de manière rapide et déterminée.

Après l’adoption en février 2014 de l’initiative contre l’immigration de masse, qui a temporairement entravé l’extension de la libre circulation des personnes à la Croatie, les négociations concernant l’adhésion à part entière de la Suisse à Erasmus+ ont été suspendues. Suite à la ratification du protocole sur la Croatie fin 2016, plus rien ne s’opposait à la reprise des négociations. Toutefois, dans son message d’avril 2017, le Conseil fédéral invoquait des obstacles administratifs et financiers et suggérait de prolonger jusqu’en 2020 l’actuelle solution transitoire, en vigueur depuis 2014, la transformant ainsi en solution suisse. Il ne s’engageait toutefois pas sur une nouvelle adhésion dès 2021.

A la suite de cette décision, le CSAJ et 26 autres organisations de jeunesse ont lancé une pétition afin d’exiger la reprise des négociations en vue d’une adhésion dès 2018. Parallèlement, en tant que porte-parole de la jeunesse, le CSAJ a représenté à plusieurs reprises les intérêts de jeunes dans l’affaire Erasmus+ face aux commissions parlementaires responsables. La pression exercée a porté ses fruits : lors de la session d’août de la CSEC-CE, celle-ci a décidé de soumettre une motion pour la reprise immédiate des négociations en vue de réintégrer le programme Erasmus en 2021. Pour la jeunesse suisse, cela implique malheureusement l’exclusion du programme Erasmus pour trois ans supplémentaires, mais c’est un compromis pragmatique qui vise un meilleur avenir pour l’échange des jeunes.

«Le Conseil national a pris la bonne décision», estime Nicolas Diener, co-président du CSAJ, et il ajoute : «C’est une déclaration claire du Parlement pour la jeunesse et son avenir. Nous continuerons à suivre attentivement les activités du SEFRI concernant la reprise des négociations.» Les coûts qu’impliquent le programme Erasmus de l’UE ont été remis sur le tapis, mais ces arguments ont été balayés par les grands avantages du programme. «Erasmus+ est bien plus qu’un simple programme d’échange pour les étudiants!», s’exclame Lea Meister, responsable des projets politiques du CSAJ. Par rapport à la solution suisse lacunaire, Erasmus+ permet un échange interculturel renforcé aussi pour les apprenti-e-s, les élèves et les bénévoles. «Les fonds manquants dans la solution suisse sont particulièrement fatals pour les associations si présentes en Suisse – une raison de plus pour justifier Erasmus+!»

Depuis 2014, un vaste réseau d’organisations de jeunesse s’est battu pour Erasmus+ en Suisse. Avec la décision d’aujourd’hui, l’objectif d’une adhésion est de nouveau à portée de main. L’engagement des associations de jeunesse a montré à quel point cette revendication est importante pour la jeunesse. Des faits concrets devront suivre le succès remporté au Conseil national : la jeunesse suisse mérite l’investissement dans Erasmus+ et ainsi dans son avenir!

 

Renseignements :

Lea Meister, responsable de projet politique du CSAJ, 031 326 29 36

Nicolas Diener, co-président du CSAJ, 079 524 36 14

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