Position violence de jeunes
Des comptes-rendus circonstanciés, plutôt que des gros titres négatifs accrocheurs
A l'instar d'autres personnes d'autres générations, certains jeunes commettent des actes de violence et enfreignent la loi. Le CSAJ s'oppose cependant à ce que de tels cas, isolés, fassent l'objet de gros titres dans la presse et qu'on en déduise que la jeunesse est de plus en plus violente.
Comme le précise très justement le Conseil fédéral dans son rapport « les jeunes et la violence. Pour une prévention efficace dans la famille, l’école, l’espace social et les médias », les statistiques actuelles ne permettent pas d'affirmer que la violence parmi les jeunes a véritablement augmenté (cf. p. 10). C'est pourquoi le CSAJ exige des médias qu'ils tiennent un discours plus nuancé sur la jeunesse et ne recourent que de manière mesurée aux gros titres négatifs accrocheurs.
Reconnaître le travail de prévention des associations de jeunesse
Des mesures préventives sont indispensables pour réduire la violence. Ainsi que le relève le Conseil fédéral dans son rapport, les facteurs de protection sont à cet égard essentiels. Ils limitent les effets négatifs des facteurs de risque, à tout le moins les contrebalancent.
Avec leurs activités multiples et variées, les organisations de jeunesse offrent justement de tels facteurs de protection: « La capacité d’exprimer et d’assumer son point de vue, la capacité d’adaptation aux contraintes, le sens de l’initiative, la propension à chercher des solutions constructives en commun, notamment, permettent de répondre autrement que par l’agressivité destructrice à des pulsions et des besoins. La violence n’est alors plus un recours pour se défendre contre une provocation, réaliser le désir de s'approprier quelque chose, faire valoir ses prétentions vis-à-vis d'autrui, rechercher son identité et affirmer sa position dans le groupe, entrer en relation ou extérioriser des sentiments refoulés » (p. 15).
Il est avéré que le travail au sein des associations de jeunesse permet d'acquérir de telles compétences, ainsi que d'autres. Elles ont un effet positif sur la prévention de la violence et contribuent également globalement à un développement serein des enfants et des jeunes et de leur entourage. C'est pourquoi le CSAJ exige du monde politique davantage de reconnaissance du travail de prévention que réalisent les organisations de jeunesse.
