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Stayschön: Un an dans la peau d’un civiliste pour la Session des jeunes !

Tobias Mader a été notre civiliste pour la Session des jeunes en 2019. Sa dernière mission a été de nous expliquer ce que signifie être civiliste auprès du CSAJ.

En février, lorsque j’ai débuté mon affectation longue à la Session fédérale des jeunes, je n’étais pas très au clair sur ce qui m’attendait. Bien sûr, permettre aux jeunes de s’approcher de la politique ne peut pas faire de mal, je me disais, et aussi, Session fédérale des jeunes au Palais fédéral, ça sonne plutôt bien. Chaque année, 200 jeunes de toute la Suisse ont ainsi la possibilité de discuter de thèmes politiques avec d’autres personnes de leur âge et de formuler des revendications. Le projet est organisé par le CSAJ, le Conseil Suisse des Activités de Jeunesse ou le Conseil des associations suisses de jeunes, il m’a encore fallu vérifier sur le site internet pour être bien sûr du nom.

Quoi qu’il en soit, l’équipe du projet de la Session des jeunes se compose de deux personnes et demie et d’un civiliste. Enfin, se composait, parce que deux semaines après mon entrée en fonction, ma responsable en a eu marre et s’est volatilisée dans le vaste Kirghizstan. Ne restaient que Giona, responsable de projet par intérim, et un « demi », correspondant à la moitié de Lauriane, responsable recherche de fonds et communication du CSAJ, et moi. Il fallait maintenant organiser les salles de réunion, coordonner le travail entre les bénévoles, s’occuper des réseaux sociaux, rédiger les dossiers thématiques et inviter les parlementaires. Notre siège se trouvait au centre de Berne, dans le beau quartier de la Matte, et s’échelonnait sur quatre étages avec une grande terrasse. Commencer la journée par une ballade à pied le long de l’Aar et dédier l’après-midi à faire des téléphones au soleil, c’est exactement ce dont je rêvais. Nous avancions rapidement, la Session des jeunes, prévue pour novembre, approchait lentement et notre cheffe était toujours loin, tout baignait.

Au milieu de l’été, il nous a cependant fallu quitter notre nid douillet de la Matte et déménager à Liebefeld (bei Bern et non in Bern) – j’imagine à cause d’un meilleur taux d’imposition, Wollerau aurait malheureusement été un peu trop loin. Pour moi, un véritable coup du sort : après quatre ans de collège à Köniz, je m’étais juré de fuir à jamais la Coop Steinhölzli avec ses sandwichs à la tranche panée. Peu importe, nous civilistes sommes toujours là, on s’adapte à toute circonstance. Après la pause estivale, notre cheffe aussi était de retour et nous avons pris conscience qu’il restait encore quelques petites choses à faire. Malgré tout, le chaos n’a jamais pris trop le dessus dans notre équipe et même quelques jours avant la Session, on pouvait littéralement sentir le calme avant la tempête. Il faut dire que nous étions mega chills, mais aussi très bien préparé·e·s. Début novembre, en dehors de quelques petits incidents, la Session des jeunes s’est donc déroulée sans accrocs. Une fois de plus, la jeunesse a fermement occupé la salle du Conseil national, également réconfortée par l’ambiance qui règne actuellement dans le monde politique et dans la rue. Pour notre part, nous avons dû rattraper des heures de sommeil plutôt en retard et plonger aussitôt dans l’évaluation de la Session, afin de pouvoir l’adapter aux besoins des jeunes. Car la fin d’une Session marque le début de la suivante.

Lorsque j’y repense et que je passe en revue l’année écoulée, je suis conscient que j’ai eu une chance inouïe de pouvoir effectuer mon service civile ici. Non seulement j’ai vécu presque tout un cycle annuel, mais j’ai aussi pu participer activement dans la plupart des domaines. Cela ne va pas de soi et je remercie cette superbe équipe de projet pour la grande confiance qu’elle m’a témoignée. Cela m’a permis d’apprendre beaucoup de choses pratiques et d’obtenir un aperçu sur un domaine que je n'avais jusque-là rencontré que par hasard dans mon quotidien. La Session des jeunes est sans doute unique dans son concept, mais ce n’est qu’un des nombreux projets consacrés à la formation politique des jeunes. Et la formation politique n’est que l’une des nombreuses possibilités pour encourager et revendiquer activement la jeunesse en Suisse. J’avais déjà entendu parler des scouts, mais n’avais jamais vécu directement l’engagement de la jeunesse en dehors de la course sponsorisée de mon club de foot. C’est un monde qui m’a fortement impressionné et dans lequel le CSAJ joue un rôle clé et représente les intérêts de la jeunesse de manière professionnelle.

Le CSAJ reste une association de jeunesse non dépourvue de charme, avec ses horaires flexibles, les bavardages joyeux et les shorts de bain au bureau, pour ne citer que quelques exemples. Chacun·e a sa place et peut contribuer à façonner l’association. J’aimerais remercier l’ensemble de l’équipe et en particulier Corinne et Giona pour leur ouverture d’esprit. Stay schön!